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Dehors la tempête, à l'intérieur le tsunami.

Depuis trois mois, je veux mourir, c'est pourquoi je veux vivre. Je m'efforce d'être illogique pour ne pas me voir voler au bout d'une corde, je m'efforce de sortir la tête de l'eau mais je ne sais pas nager...

Être consciente de sa bêtise ne suffit malheureusement pas, être consciente de sa superficialité non plus... Je dirais même que cette prise de conscience nous enfonce car cette réalité est bien dévalorisante.

Trop de mal à voir les côté positifs.

J'essaie de faire des efforts mais je ne sais pas combien de temps je tiendrai.. Je veux tenir jusqu'au jour où j'aurai une révélation de "la mort qui tue" mais voilà 6 mois que je l'attends...
Tout n'est plus que futilité. Avant je me disais "Et alors?" et maintenant je n'ai plus goût à rien, je me demande comment certaines personnes peuvent me supporter avec sincérité. Je n'ai rien à apporter, rien à partager.

Impossible de se couper du monde, c'est presque un acte suicidaire en soi car on est forcé de vivre en société, d'imposer sa carcasse. J'essaie de l'imposer le moins possible en jouant un rôle, celui de mademoiselle Tout Le Monde. En présence des autres, j'oublie tout. Je suis capable de les aimer, de rire... mais hop, je me souviens.

Je monte dans le cargo des pensées névrotiques. Il balance, j'ai mal au c½ur, j'ai le mal de mer. Je ressens cette souffrance intérieure, ce conflit... même la nuit où je rêve que mon c½ur est à droite et prêt à exploser, la souffrance devient douleur lors de mon sommeil qui devient ainsi un calvaire.

La souffrance est une bêtise Je la considère comme une faiblesse et un manque de maturité. La profondeur de l'âme est ailleurs. J'ai conscience plus que jamais de cette bêtise, j'ai besoin de l'écrire pour le lire chaque jour qui passe. Celui qui souffre est un être faible. Comprendre le pourquoi de sa souffrance est une chose mais lui donner des excuses et continuer de souffrir, c'est autre chose et c'est pitoyable.
Je suis faible et bien trop stupide pour sortir de là mais je me bats, je tente de me soigner. Des fois.

Je suis passée par une période de néant... Après avoir pris conscience que je n'avais plus goût en rien, j'ai dénigré toutes les réalités une à une. Amis, famille, sorties. Cela m'a fait du bien car la tristesse s'en est allé (plus d'émotions!), je me pensais plus forte pour affronter l'extérieur. Je pensais avoir pris le recul nécessaire...

Et bientôt, je fus obligée de sortir, de soutenir ces amis oubliés, de paraitre bien devant cette famille inquiétée. Je me me suis dit : "ça ira".
Mais ça ne va pas du tout, c'est pire qu'avant.

Avant je ne pensais plus, maintenant mes pensées m'obsèdent et sont le contraire de pensées sensés et intelligentes. Je fais semblant de prendre goût mais je me dégoute, je suis hypocrite avec la vie.
Je me considère hypocrite même si chaque personne est importante pour moi, je suis toujours franche mais sincère ? Je me voile la face en oubliant un court instant.
Seule, je reste au lit. Je ne dors pas ou je dors trop. Je suis un légume chez moi et quand je sors, je souhaite faire bonne impression, je souris, tout va bien. Je suis carrément optimiste dans le discours que je tiens aux autres alors que mon côté fataliste me traîne vers le fond.
Le fond, je le lèche, je le caresse de la langue moi qui suis plus bas que terre, la tête à moitié à sortie.

A chaque fois que je me lève le matin, j'accomplis un effort que vous n'imaginez même pas. Manger aussi est devenu un effort pour lequel je me force plus car je perds facilement l'appétit ce que je refuse... Vivre n'est pas difficile.. Il suffit de se lever tôt, de déjeuner, d'aller bosser, de manger, de retourner bosser, de faire ses activités (sport & passion), de diner, de faire ses devoirs, de se coucher à une heure nous permettant de dormir suffisamment. Tout ceci, ce sont des corvées pour moi à part : manger le midi car j'y retrouve une personne très positive et... bah c'est tout. Le reste, je n'en suis pas capable. Je suis un poids.
Le pire c'est que ça a été toujours été plus ou moins le cas. J'aimerai être normale et ne pas faire seulement semblant. Je sais que j'en suis capable mais ici? maintenant? ça, je n'en suis pas sûre.

Je tiens avec l'espoir de changer ma vie mais je sais pertinemment que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs.
Tenir le fil de la vie, résister à l'envie de se faire écraser...

Pourquoi je ne sombre donc pas ?
Je ne veux pas que ma faiblesse l'emporte. Je veux que mon courage m'apporte le plaisir puis le bonheur. Je veux me battre pour les quelques personnes qui croient en moi, qui se reconnaitrons sans doute, et que je remercie. Seuls mes petits animaux ne se reconnaitrons pas mais ils sont importants car ils offrent une chaleur unique.
Je veux tuer cette souffrance, qu'elle soit superficielle face au bonheur qui m'attend. J'aimerai arrêter d'accumuler les échecs si tristement. J'aimerai rire de ces échecs... "tu ne veux pas de moi? cool, ça me donne l'occas de tester autre chose" <- mais mon c½ur, mon cerveau et mon corps ne sont pas en accord. C'est peut-être ça mon gros soucis, comment vivre bien lorsque l'on ne forme pas un tout, une harmonie ?
Je veux me rappeler de tout cela, c'est pourquoi je l'écris. Je veux me bourrer le crâne d'espoirs vains...

Il faut se battre, je suis jeune, une nouvelle vie pourrait m'attendre n'importe tout, ce n'est pas difficile : tout le monde le fait.. Quand serai-je assez intelligente pour vivre comme un mouton ? Là je suis une brebis galeuse, celle qui a du mal à suivre le troupeau et que le loup guette, se léchant les babines en attendant que les amis moutons abandonnent la brebis, qu'elle se retrouve seule... et là...

***

Toutefois, sachant qu'une pulsion peut arriver à tout moment, surtout chez moi qui suis loin d'être raisonnable et forte, je tiens à dire que je ne regretterai pas ma mort.
Si je meurs, ça sera tant mieux. Si je meurs, je ne le saurai même pas ! Personne ne doit pleurer. Mon enterrement pourrait très bien être une fête, la plus belle de ma vie (ça sera pas dur en même temps!) où vous, mes chers "amis", feraient connaissance autour d'un pot. Vous vous souviendrai de moi et penserai "ah bah mince, je l'aimais bien mais en fin de compte, je n'ai aucun souvenir avec elle!!!" et moi du ciel d'acquiescer. Si je meurs, la vie continuera pour vous... et pour peu que vous sachiez vivre, elle vous sourira. Ne vous en faite pas, je serai plus heureuse dans le néant de la mort que maintenant.
Puis même si je finis heureuse et que je meurs d'un accident ou autre, peu importe !
Je ne veux pas être pleurée et surtout pas par des personnes qui m'ont enfoncé dans mon délire. Leurs pleurs seraient trop cruels à mon égare car "il sera trop tard".

Pleurer les morts ne sert à rien, pleurer les lorsqu'ils sont vivants, c'est ainsi qu'ils mourront en paix.

Pix : photo prise au concert de Black:List, j'étais heureuse et passionnée bien qu'avec quelques démons.
Dehors la tempête, à l'intérieur le tsunami.

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 22:52

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